Journal du Pôle Adapt’ Édition 3

Journal de Pôle Adapt’ Édition 3

« Servir ! Sourire ! Opiniâtreté ! » C’est notre devise.

Ayant connu des parcours de formation souvent très difficiles, avec des arrêts involontaires du parcours normal, les personnes en situation de handicap se retrouvent dans des conditions peu enviables, vu qu’elles sont très souvent mises en marge de la société.

Elles se retrouvent chez elles, sans aucune formation.

Pour pouvoir les intégrer et les insérer dans la société, des chargés de mission dans des Centres de formations les accompagnent, afin qu’elles aient un avenir prometteur.

Elles sont également amenées à travailler l’estime de soi, à acquérir les outils et les techniques adaptés pour être suffisamment armés et efficaces, quand elles vont se retrouver sur le marché de l’emploi. Telles sont leurs préoccupations majeures.

Aujourd’hui, nous recevons des personnes ressources, qui accompagnent les déficients visuels. Ce sont deux chargés d’insertion du CFRP de Valentin Haüy.

Najib LAMJAJ et Christine PASSOT.

Interview

Boubacar SY
Merci de nous rejoindre, lecteurs et auditeurs du Journal du pôle adapt’. Bonjour à tous !

Bienvenue dans la troisième édition du journal du Pôle Adapt’.

Aujourd’hui nous recevons dans la troisième édition du Journal, Deux chargés d’insertions du CFRP de Valentin Haüy Najib LAMJAJ et Christine PASSOT.

Bonjour Christine PASSOT et Najib LAMJAJ

Christine PASSOT et Najib LAMJAJ
Bonjour.

Boubacar SY
Nous avons à notre droite Philippe DERAMBURE et en face de moi Rose PFEFFER. Bonjour à tous deux.

Philippe DERAMBURE et Rose PFEFFER
Bonjour

Boubacar SY
Et Ranjith Ranjan.

Ranjith RANJAN
Bonjour à tous.

Boubacar SY
Alors d’entrée de jeu, Najib Lamjaj et Christine PASSOT, pouvez-vous vous présenter pour nos auditeurs et lecteurs du journal du pôle adapt ?

Christine PASSOT
Je suis Christine PASSOT. Je suis chargée d’insertion. C’est un métier que j’exerce depuis une vingtaine d’années. Et depuis douze ans, j’ai intégré le milieu du handicap, où j’ai accompagné des personnes qui cherchent un nouveau métier dans leur reconversion, parce que du fait de leur handicap, elles ne pouvaient plus faire leur ancien métier.
Ensuite, je me suis spécialisée dans la déficience visuelle, où j’accompagne depuis 2007 des personnes qui sont : soit en formation, soit en recherche d’un projet professionnel, et qui sont concernées par la déficience visuelle.

Boubacar SY
Et vous Najib Lamjaj ?

Najib LAMJAJ
Moi, j’ai un parcours d’entrepreneur. J’ai d’abord commencé par le son. Donc : un studio d’enregistrement. Ensuite, j’ai une entreprise dans le domaine de l’Informatique adaptée ; (on y faisait du développement et de la vente de produits Informatiques.
J’ai intégré le CFRP Valentin Haüy pour l’étude des nouvelles formations, cela fait maintenant quatre ans. Aujourd’hui, depuis le mois de septembre, je rejoins avec Christine, le service Insertion du CFRP Valentin Haüy, pour accompagner les personnes dans le stage et l’emploi.

Philippe DERAMBURE
En quoi consiste votre travail ?

Christine PASSOT
Nos missions sont à plusieurs niveaux.
Il y a la mission d’accompagnement des stagiaires, qui sont actuellement en formation, pour finaliser leur projet professionnel. Nous nous activons pour chercher des stages et pour déjà commencer la recherche d’un emploi après la formation.
Et puis, il y a aussi une mission, qui est plutôt la tienne, Najib, relation avec les entreprises. Je te laisse en parler.

Najib LAMJAJ
Tout à fait. Nous construisons au fur et à mesure dans l’année, des évènements, des rencontres, des relations avec les entreprises, pour plusieurs raisons :
Déjà connaître leurs besoins, l’évolution des métiers. Et puis, établir des contacts pour permettre à nos stagiaires d’effectuer des stages. Ensuite, former nos stagiaires pour les métiers proposés par les entreprises. Egalement, consolider les liens avec les entreprises, dans le but de favoriser l’emploi des stagiaires.

Philippe DERAMBURE
Depuis combien de temps vous travaillez ensemble ? Et pourquoi ce choix de poste ?

Christine PASSOT
Il y a là, deux questions. On peut y répondre séparément. J’ai rejoint le CFRP, en septembre seulement. Je travaille déjà pour une autre entité de l’AVH. Le tandem de l’insertion s’est constitué en septembre.
Najib était là avant, et on est en binôme sur ce poste, avec une répartition des tâches, distincte, mais pas étanche; moi, plutôt sur l’accompagnement des stagiaires
en interne, et Najib plutôt tourné vers l’extérieur, aussi bien dans les relations avec les entreprises que dans les relations avec les centres de formations.

Najib LAMJAJ
Tout à fait. J’ai, en effet, pris le poste de chargé d’insertion depuis septembre avec Christine.
Auparavant, en parallèle avec mes activités d’Indépendant, j’ai donné aussi quelques cours au centre de formation Valentin Haüy, où en fait j’ai été formateur.
D’ailleurs, je continue aussi sur une part de l’emploi du temps, à être formateur.
Au sein de la cellule insertion, je travaille pour augmenter et renforcer les partenariats avec les entreprises, ceci dans le but d’être plus proche des préoccupations de cellesci.
Christine PASSOT Le choix de ce poste, si vous voulez nous demander à titre personnel, pourquoi on a choisi ce métier-là ?
Philippe DERAMBURE Oui.

Christine PASSOT
Ce qui me passionne c’est d’aider les personnes à trouver leur place dans la société. Sans faire de jeu de mot, je crois qu’il s’agit pour chacun de trouver «son» travail et pas «un» travail.

Najib LAMJAJ
En ce qui me concerne, c’est un peu une suite logique, étant donné que je m’occupe des nouvelles formations depuis trois ans. Donc, je suis déjà en contact avec les entreprises pour essayer de comprendre ce qu’elles peuvent proposer comme emplois, et quels emplois peuvent correspondre à notre handicap visuel ; (je suis moimême non-voyant).
À ce stade, quelles sont les aptitudes et les capacités que nous pouvons développer en tant que déficients visuels pour trouver un emploi ?
Une fois que les formations sont mises en place, j’ai trouvé cela assez logique et passionnant de m’intéresser et de m’investir dans l’insertion pour faire en sorte que ces personnes maintenant, puissent trouver un emploi.
Il y a donc là, un intérêt personnel dans le contact avec des entreprises, et puis aussi, un intérêt de faire évoluer la situation de l’emploi pour les personnes handicapées visuelles.

Rose PFEFFER
Comment organisez-vous le fonctionnement de votre équipe ?

Christine PASSOT
On a basé le fonctionnement sur une communication qu’on essaie la plus fluide possible. Déjà, on partage beaucoup d’informations pour que les personnes qui viennent nous voir sentent qu’on est vraiment au courant tous les deux de ce qui se passe, et qu’on puisse suivre, comme si, pour les personnes, c’était un seul interlocuteur.
Et puis, il y a cette répartition qu’on a déjà évoqué, moi plutôt en interne, et Najib vers l’extérieur. Ce fonctionnement, c’est vraiment de la concertation.

Najib LAMJAJ
C’est ça ; on partage les infos. On échange même quand ce n’est pas tout à fait notre secteur. On se concerte, on se donne des idées… donc, en fait, on est un binôme, un duo ; on va dire : un tandem. Ça fonctionne ensemble. Après tout, on a une expérience différente ; on vient d’un point de départ différent. Ça enrichit aussi l’insertion. Ainsi, on utilise notre passé, notre expérience, pour renforcer le service Insertion.
Pour moi, cela peut être sur le côté technique Informatique, qui est quand même important dans la société d’aujourd’hui, dans le monde du travail.
Pour Christine, cela va être sur son expérience dans le développement personnel, dans l’évolution de la personnalité, etc.

Christine PASSOT
C’est vraiment la notion aussi de réfléchir ensemble, quand on met deux cerveaux sur une table.

Boubacar SY
Vous êtes complémentaires.

Christine PASSOT
Oui, c’est ça… On espère qu’il y a plus d’idées que dans une seule tête.

Najib LAMJAJ
Ce qui est agréable, c’est qu’on est complémentaire et qu’on travaille à-peu-près de la même façon, et ça, ça aide.

Rose PFEFFER
Comment travaillez-vous avec les stagiaires du CFRP ?

Christine PASSOT
Il y a deux portes d’entrée je dirais. Il y a des demandes qui nous sont faites, et puis il y a aussi un travail qu’on organise en direction des personnes :
Répondre aux demandes, essayer de mesurer le degré d’urgence, aller aussi vers les personnes qui n’ont pas forcément demandé, mais dont on sait qu’il faut que l’on anticipe un certain nombre de démarches.

Najib LAMJAJ
On a une double préoccupation dans le contact avec les stagiaires. C’est la formation, c’est la construction du projet, et puis, la suite, c’est construire un projet pour réussir sa formation. Mais encore plus, pour réussir l’après formation, parce que c’est ça l’essentiel.

Boubacar SY
Vous les accompagnez pendant et après la formation ?

Najib LAMJAJ
Disons que l’accompagnement pendant leur formation est orienté pour les préparer à l’après. Après, oui ; il y aura un suivi, mais l’essentiel du travail devra être fait avant, et il faudra même avoir une étape d’avance avant de partir : projeter la suite de la formation, la post-formation on peut dire.

Ranjith RANJAN
Comment aidez-vous les stagiaires après leur formation dans le milieu professionnel ? Si vous les aidez ?

Christine PASSOT
Oui, là vous voulez dire les anciens stagiaires peut être ?

Ranjith RANJAN
Oui.

Christine PASSOT
Pour ceux qui sont là, on essaie selon notre objectif, d’organiser la recherche de stage sur la même méthode que la recherche d’emploi. C’est-à-dire que, quelqu’un qui a compris comment on recherche un stage, peut transposer pour sa recherche d’emploi.
De plus, notre objectif c’est aussi d’aller le plus loin possible pour que des postes soient décrochés, même avant de sortir du CFRP. Donc c’est de faire une recherche d’emploi, qui commence vers la fin de la formation et qui se poursuit de plus en plus intensément.
Après, la question est qu’en fin de formation, et cette question reste posée, les personnes après leur formation, risquent de se retrouver seules. On est en train d’étudier ce qu’on peut proposer pour pallier ce manque, mais à la mesure de ce qu’on peut faire pour inciter chacun à rejoindre des groupes et ne pas rester seul pour sa recherche d’emploi. On réfléchit même à quel lien il pourrait avoir, pour des stagiaires qui sont sortis, pour qu’ils aient vraiment un esprit de réseau, d’entraide qui les aidera à lutter contre la solitude qui est terrible pour tous, quand il y a une recherche d’emploi.

Najib LAMJAJ
C’est pour cela que j’ai insisté sur la question d’avant, quand on parlait du parcours en formation et post-formation, c’est parce que, en fait, la réflexion qu’on mène en formation, c’est pour la suite ; et notamment cela peut être sur plusieurs possibilités.

Ça peut être :
Trouver des pistes de travail avant de partir, redimensionner son projet de formation pour que ça s’adapte plus aux besoins de l’entreprise,
Compléter sa formation par une formation externe au CFRP Valentin Haüy pour être plus diplômé et avoir plus de compétences pour prétendre à un autre poste.
Donc, ce sont toutes ces actions là qu’on va faire, et c’est pour ça que je reviens vraiment à ce point-là, la formation c’est le moment de penser à la post-formation.
Si on pense à l’après dès le départ, c’est là qu’on essaie d’agir. On développe aussi des partenariats avec d’autres CFA (Centres de Formation et Apprentissage) pour justement ouvrir d’autres possibilités, élargir nos possibilités de formation. Donc, c’est tout ça qu’on essaie de faire pour l’accompagnement des stagiaires.

Boubacar SY
Est-ce que pendant la formation il arrive qu’il y ait des stagiaires qui trouvent un emploi ?

Christine PASSOT
Il y en a un qui est parti.

Najib LAMJAJ
Oui, tout-à-fait.

Christine PASSOT
Il arrive que, répondre à une offre d’emploi avec l’objectif de décrocher un stage, soit en fait un vrai processus de recrutement et donc la personne part sur ce poste plutôt que d’être en stage sur ce lieu-là.

Boubacar SY
Du point de vue des chargés d’insertion, quels seraient les métiers porteurs pour le déficient visuel aujourd’hui ?

Christine PASSOT
Les métiers qui sont porteur, ce n’est pas magique. Il n’y a pas de métiers comme ça. Ça dépend du niveau de formation. C’est la compétence qui est recherchée. Donc, en termes de métiers porteurs, plus la personne peut monter au niveau BAC, ou même au-delà, plus en insertion professionnelle elle va être grandement facilitée, par rapport aux profils qui sont recherchés. On voit quand même ce phénomène et c’est compliqué aujourd’hui, avec un niveau 5 de trouver un travail. Des métiers porteurs ? Qu’est-ce que tu dirais Najib ?

Najib LAMJAJ
Je rejoindrai Christine sur cet élément : on est comme les autres. Donc, sur le marché de l’emploi, plus on a de diplômes, plus on a un bagage important en général, plus c’est facile de trouver un emploi. Malheureusement, ces règles-là ne nous échappent
pas à nous aussi. Ensuite, il y a des métiers, c’est vrai qu’en tant que déficients visuels, qui restent inaccessibles. On ne peut les réaliser.
Toutefois, il y a des métiers que l’on peut réaliser ; et j’ai envie de dire que ce qu’il faut, c’est les compétences. Parce que les entreprises recherchent des compétences.
C’est-à-dire : qu’est-ce qu’on peut faire ? Qu’est-ce qu’on sait faire ?
Après, il y a des métiers historiques que le déficient visuel pratique depuis longtemps, comme la Kinésithérapie, voilà là on peut dire que si on aime la Kinésithérapie, si on aime ce genre de métier, on peut dire que l’insertion se fait dans des bonnes conditions.
Ensuite, il n’y a pas vraiment de secteurs… De toute façon, on est comme tout le monde. Il n’y a pas de secteurs où on prend tous les déficients visuels, ou c’est 100% d’insertion. Non, il y a la réalité du travail. Les compétences, ses connaissances et puis aussi l’autonomie qu’on va développer etc., C’est un ensemble de facteurs.

Ranjith RANJAN
Êtes-vous en partenariat avec des entreprises, si oui lesquelles ?

Najib LAMJAJ
Oui, on est en partenariat avec des entreprises, dans la mesure où depuis cette année, au sein du service insertion en élargissant au service Informatique, on propose des prestations.
Des prestations, c’est aussi pour les stagiaires qui sont là, ou qui vont quitter le CFRP pour intégrer une entreprise.
On a maintenant des prestations d’accompagnement, donc on va accompagner à la prise de poste, on va réfléchir sur le poste de travail :
Quel poste de travail est le meilleur pour réaliser ce travail ? Quels sont les outils qui correspondent aux besoins de l’emploi…
Donc, on va travailler là-dessus, c’est l’adaptation de poste, on va aussi sensibiliser le personnel etc.
Toutes ces actions-là, on va les mener avec les entreprises. On a déjà commencé cette année, et on a en effet des entreprises qui sont partenaires. On peut avoir des hôpitaux, étant donné le passé important du CFRP pour la partie Kiné et la partie bien-être (massage). On a aussi beaucoup d’entreprises qui travaillent régulièrement avec nous. On peut citer notamment :
Des événementiels Bien-être, où nos stagiaires qui sont en Section bien-être vont prodiguer des massages, pendant une journée en entreprise.
On va aussi avoir des partenariats par rapport à un thème… on peut prendre par exemple : le vélo, en plus du massage, ou maintenant on essaie de développer de nouveaux partenariats pour l’Informatique. Donc, c’est aussi souvent lié aux secteurs d’activités.

Boubacar SY
Je crois que depuis cette année, vous avez commencé à inviter ici des personnes, afin d’intervenir sur les projets ; il y a eu deux ou trois séances de rencontres d’insertion. En quoi ça consiste exactement ?

Christine PASSOT
L’idée c’était de partager ce que l’on entend des entreprises quand, nous, on les rencontre.
On s’est dit : si les stagiaires pouvaient ou même s’ils avaient la chance d’entendre ce qu’on vient d’entendre, de connaître les expériences, les témoignages ! Donc, on a eu envie d’inviter des personnes qu’on avait rencontrées déjà, pour qu’elles puissent venir expliquer plus largement ce qu’elles vivent, ce qu’elles sentent, comment elles voient l’insertion… Et on a organisé à deux reprises pour le moment, sur un rythme trimestriel, des rencontres insertions sur une demi-journée, avec un thème choisi.
Des partenaires extérieurs viennent pour témoigner ou aborder le thème, comme la première fois en décembre. On avait traité les comportements, les savoir-être, comment faut-il se comporter en entreprise.
Ça a été aussi comment se comporter en entretien, par la même occasion. Et la deuxième était plus sur le témoignage de personnes qui sont déficients visuels et qui parlent de leur parcours pour montrer aussi comment ça ne se fait pas d’un coup de baguette magique, mais comment, avec, comme vous l’avez dit dans votre devise, «Opiniâtreté !» elles sont arrivées là où elles sont aujourd’hui.

Boubacar SY
Évidemment, c’est aussi pour booster les autres déficients visuels de donner à comprendre que c’est possible !

Christine PASSOT
Surtout pour ouvrir sur l’extérieur.

Najib LAMJAJ
C’est ça… C’est pour ouvrir sur l’extérieur ; pour aussi partager des expériences avec les personnes déficientes visuelles. Donc, de dire que c’est possible, tout-à-fait Boubacar. Et de dire aussi, comment ces personnes ont fait ?
C’est pour ça qu’on fait témoigner des personnes, qui ont eu ces parcours, pour dire :
Voilà ce qui s’est passé. Cela n’a pas toujours été facile, mais voilà ce qui s’est passé, quand cela a été compliqué. Voilà ce que j’ai fait, comment j’ai surmonté les obstacles, etc.
Nous, c’est vraiment l’objectif qu’on a à-travers ces rencontres insertion, et puis, on a des objectifs plus concrets… On peut vous faire un scoop !
La prochaine rencontre, on compte la faire au mois de Juin. On n’a pas de date encore à-peu-près ; et on fera un thème autour de l’accompagnement à l’emploi, Avec les
autres structures à nos côtés en parallèle, qui font de l’accompagnement à l’emploi des personnes handicapées.
Notre idée c’est de changer de thème régulièrement, pour que nous, on ne s’ennuie pas non plus, (rire), c’est important ! Et puis aussi, pour que les stagiaires puissent avoir des thèmes différents à chaque fois, et que ça soit du renouveau.

Boubacar SY
D’accord, merci. Est-ce que vous avez un mot pour le journal ?

Christine PASSOT
Longue vie à votre journal ! (rire)
Tout le monde Merci

Christine PASSOT
Non, mais bravo. Bravo pour la qualité de la préparation, et d’aller au bout d’un tel projet. Je trouve que c’est une belle expérience ; je souhaite que cela vous apporte beaucoup.

Najib LAMJAJ
Moi, je rejoins Christine pour vous féliciter de votre travail, de votre implication et puis, je veux aussi dire que ce type de travail que vous avez entrepris, c’est exactement à mon avis, ce qu’il faut faire. Pourquoi ?
Parce que là, vous êtes obligés d’acquérir des compétences, comment enregistrer ? Comment faire un mixage ? Comment préparer, rédiger les questions ? Et c’est exactement ça, la vie.
Donc, continuez et faites beaucoup de projets avec le même esprit et avec la même motivation, et vous verrez, ça vous donnera confiance en vous ; ça vous montrera que vous savez faire beaucoup de choses. Et ça montrera aussi aux autres que vous êtes compétents. Donc, vous avez tout à gagner. C’est gagnant, gagnant, gagnant sur toute la ligne, donc bonne chance et merci à vous.

Boubacar SY
Souvent, ils ont trouvé la marginalisation, la discrimination, que cela soit au sein de la famille ou de la société. Pour lutter contre les mots, avec tous les maux que cela engendre, certains parmi eux, ont pris leur courage à deux mains, pour participer au développement socio-économique de toute une nation : Les personnes malvoyantes et non-voyantes.

Vous avez suivi la troisième édition du journal de la section pôle-adaptation. Nous avons reçu : Najib Lamjaj et Christine PASSOT, chargés d’Insertion du CFRP de Valentin Haüy.

Merci à vous, malgré votre emploi du temps très chargé ! Et merci Philippe, Rose et Ranjith.

Réalisation
Boubacar SY Ranjith RANJAN Rose PFEFFER Philippe DERAMBURE

Transcription
Ranjith RANJAN

Remerciements pour la participation
Remerciements pour la participation Najib LAMJAJ et Christine PASSOT

Traitement du son et montage
Julia HOUILLON

Crédit son
Nicolai Heidlas

 

Devinettes :

1. En me promenant dans un champ de blés en fleurs, je croisai un vol de pigeons blancs comme neige au soleil !

Je leur dis alors :
– Bonjour mes cent pigeons !

Ils me répondirent :
– Nous ne sommes pas cent !

Il faudrait : le double de nous, la moitié de nous, le quart de nous, plus 1 pour faire cent : À ton avis ? Combien sommes-nous ?

2. NABUKODONOZOR ! Écrivez-moi cela en quatre lettres.

3. Aussi petite que je sois, j’habille les Rois et les Reines ! Qui suis-je ? Les

Réponses aux énigmes de l’édition 2

1. Quelle différence y a-t-il entre un rat et un prisonnier ?
Réponse : Le rat craint les chats VRAIS ! Et le prisonnier craint : les chats FAUX ! (L’échafaud).

2. Quelle est la fée que les enfants redoutent le plus ?
Réponse : La fée Cée ! (la fessée)

3. Plus nu que lui, tu meurs.
Réponse : Le squelette.

À très vite pour le prochain numéro !

Réalisation
Denise LELOUP
La section adaptation

Service Informatique et Mise en ligne
Grégory GONZALEZ Adrien GRASSA

Graphiste
Julia HOUILLON