Journal du Pôle Adapt’

Journal du Pôle Adapt’

Servir, Sourire, Opiniâtreté c’est notre devise !

Le journal de pôle adaptation est un journal qui parle du quotidien
des stagiaires. Il permet aux lecteurs de découvrir des personnes, des personnalités avec chacun, leurs techniques de travail, pour une insertion et une plus sûre intégration au sein de la société.

Il donne la parole aux stagiaires et aux personnes ressources, qui les invitent à raconter leur vécu, au fil des jours.

Souvent, ils rencontrent des difficultés, voire des contraintes. Ayant connus parfois la marginalisation, la discrimination, que ce soit au sein de la famille ou de la société, certains parmi eux ont pris leur courage à deux mains, pour lutter contre les maux et apprivoiser les mots, afin de participer au développement socio- économique et politique de la société.

L’adaptation est l’action de s’adapter aux circonstances, d’avoir une technique différente de celles que nous utilisions afin de rester fonctionnel dans denouvelles conditions.
L’objectif est de pouvoir rester autonome même si certaines difficultés seront rencontrées, pour toute personne handicapée c’est un défi majeur, mais pas une mer à boire.

Réalisation

Denise LELOUP
La section adaptation

Service Informatique et Mise en ligne

Grégory GONZALEZ
Adrien GRASSA

Graphiste
Julia HOUILLON

Interview
Boubacar SY

« Servir ! Sourire ! Opiniâtreté ! » C’est notre devise.

Le journal du pôle adapt’, est un journal qui parle du quotidien des stagiaires de la section.

Il permet aux lecteurs de découvrir des personnes, des personnalités, avec des techniques outillées pour une insertion et une intégration au sein de la société.

Aujourd’hui, nous recevons, pour le premier numéro de notre journal, le directeur du centre de formation (tertiaires et insertion) : Monsieur Régis ROY-CHEVALIER.

Merci de nous avoir accordé cette interview.Autour de la table nous avons :

Teri HOUILLON

Bonjour !

Teri HOUILLON

Bonjour monsieur le directeur, bonjour Bouba, bonjour Ranjith, ainsi que tous les lecteurs et auditeurs.

Ranjith RANJAN

Bonjour monsieur le directeur, bonjour Bouba, bonjour Teri, bonjour aux auditeurs, bonjour aux lecteurs.

M.Régis ROY-CHEVALIER

Bonjour.

Boubacar SY

Bonjour Monsieur ROY-CHEVALIER. Merci d’avoir accepté notre invitation. Alors avant la première question : pouvez-vous vous présenter de façon succincte à nos lecteurs et auditeurs ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Bien évidemment. En premier lieu, je vais vous remercier de l’initiative que vousavez prise. C’est une nouveauté ici ; c’est la première promotion qui prend ce genred’initiative, qui est à la fois intéressante pour vos collègues de formation, qui peut aussi intéresser les autres sections et également pour les enseignants et autres personnels du CFRP.

Pour me présenter, je vais être rapide, parce que je pense que ce n’est pas forcément le cœur de la discussion que nous allons entreprendre ensemble.
Pour ma part, pour faire une petite carte d’identité, (le CV), j’ai cinquante-deux ans,et j’ai constitué ma carrière surtout autour de la problématique des ressources humaines, puisque j’étais directeur-adjoint des ressources humaines, dans unorganisme que vous connaissez peut-être : l’AGEFIPH, pendant une dizaine d’années.

Ensuite j’ai été consultant, sur les problématiques d’organisation et de management,pour enfin me présenter au CFRP où j’ai été recruté, il y a maintenant de cela,deux ans, en tant que directeur de sections, les sections tertiaires, qui englobent
à la fois les métiers du tertiaire, mais aussi les formations mécaniciens-cycles :(réparateurs vélos), et préparatoire informatique depuis cette année.

Boubacar SY

D’accord. Pourquoi ce changement ? Vous avez d’ailleurs choisi le CFRP ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Je me suis présenté au CFRP, pour plusieurs raisons. Même si je ne suis pas unprofessionnel de la formation, il y a dans ma fonction de direction, des activités de management, des activités organisationnelles qui sont liées aux problématiquesdes ressources humaines. Vous-mêmes, vous êtes des « ressources humaines » du CFRP. Mais il y a aussi une équipe enseignante, une équipe de spécialistes, quigravitent autour des stagiaires, qui constituent une équipe qu’il faut animer.

Ils sont là pour vous faire progresser, et c’est à ce titre que ça m’intéressait. Etcomme ce n’était pas forcément le domaine de prédilection que je connaissais, je trouvais que l’aspect innovant était à la fois une nouveauté pour moi dans mon parcours professionnel et un plus dans ma carrière.

Teri HOUILLON

Pourriez-vous nous dire en quoi consiste la section adaptation aux formations ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

La section adaptation (le pôle adaptation), a pour objectif de permettre aux stagiaires que nous accueillons, de maîtriser les outils adaptés.

À ce titre, nous avons des enseignants, qui forment des stagiaires aux outils bureautiques, de manière à ce qu’ils soient plus autonomes dans leur vie professionnelle bien évidemment, mais aussi dans leur vie quotidienne, puisque aujourd’hui l’outil informatique fait partie de notre quotidien, de plus en plus. Quand on voit les générations qui viennent et maîtrisent de mieux en mieux cet outil, qui leur permet de communiquer, et par la suite, de travailler, l’objectif premier, je dirais, c’est de vous faire acquérir cette autonomie.

Les enseignants qui sont des enseignants spécialisés, sont là justement, pour vous apprendre à acquérir cette autonomie avec la maîtrise de ces outils adaptés.

Le deuxième volet de cette formation c’est également de construire un projet professionnel, parce que c’est bien d’avoir un outil pour pouvoir communiquer, pour pouvoir se mettre en relation, mais vous êtes tous évidemment majeurs.

Vous êtes tous en situation de pouvoir travailler. Vous êtes en recherche d’emploipotentiellement et pour cela, il faut avoir une idée de ce que l’on veut faire professionnellement.
Nous sommes là ici au CFRP aussi, pour vous aider à construire ce projetprofessionnel avec l’équipe enseignante, mais aussi avec la cellule insertion professionnelle qui est composée depuis cette année, de deux personnes, qui vous aident à construire ce projet, à essayer de définir vos souhaits professionnels, mais aussi vos capacités et les possibilités d’emploi sur le marché du travail.

Boubacar SY

C’est tout un accompagnement !

M.Régis ROY-CHEVALIER

C’est tout un accompagnement, et ça fait partie en fin de compte de notre travail,d’essayer de faire émerger vos compétences, de les consolider, de les conforter, demanière à ce que vous puissiez les défendre lorsque vous serez face à un recruteur.

Ranjith RANJAN

On peut prétendre à combien d’années de cette formation ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Normalement, la section adaptation c’est sur une année. En un an, vous avezsuffisamment le temps d’acquérir un bon niveau. Après, il se peut que parmi vous, il y en ait certains qui éprouvent davantage de difficultés, parce qu’ils partiront deplus loin ; ça nécessite davantage de temps à consacrer à cette formation.

Exceptionnellement, de manière dérogatoire, on peut éventuellement faire deuxannées en adaptation, mais ça reste tout à fait exceptionnel et j’insiste sur le caractère exceptionnel et dérogatoire, puisque cette section a été conçue sur uneseule année.

Ranjith RANJAN

Quand vous dites « deux années », c’est deux années maximum ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Oui de toute façon ; c’est deux années maximum. Et je dirais même qu’administrativement, de toute façon, nous ne pourrions pas aller au-delà de ces deux années, puisque laMDPH refuserait pour le coup, d’accepter qu’un stagiaire fasse trois ans au sein duCFRP dans la même section.

Ranjith RANJAN

Quelle est notre part de chance sur le marché de l’emploi ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Je dirais qu’elle dépend exclusivement de vous, de la capacité que vous avezà absorber l’ensemble des enseignements que l’on vous donne, et à vendreauprès des recruteurs qui vous intéressent : vos capacité, vos potentiels, vos

caractéristiques, votre individualité ; également, votre personnalité et c’est ça quifait finalement toute la force de votre profil professionnel.

Il est vrai aussi que, c’est une formation généraliste. Quand vous sortez decette formation, vous n’êtes pas des spécialistes. En revanche, vous êtes bien évidemment, beaucoup mieux armés pour occuper un emploi plutôt dans ledomaine du tertiaire. On vise essentiellement sur la bureautique, le français, les mathématiques.

Dans le cadre de cette section, vous êtes mieux armés, mais il va de soi que c’estune formation généraliste et que, si vous voulez pousser un peu plus loin vosrecherches, ce n’est qu’une première étape, une première marche vers d’autres formations, qui pourraient vous faire acquérir une véritable spécialité.

Teri HOUILLON

Comment est organisée la pré-admission, et sur quels critères les stagiaires sont retenus ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

La pré-admission est une journée où l’on convie les candidats à passer un certain nombre d’entretiens et de tests. Pour ma part, je reçois chaque candidat avec la psychologue du CFRP. Au cours de l’entretien, on essaie de cerner le parcours du candidat que nous avons en face de nous ; ainsi que ses motivations et son degréd’autonomie, qui est un des critères quand même important à discerner.

Et puis, chaque candidat se présente à des tests : le français, la bureautique, lebraille, pour ceux qui le pratiquent ou qui sont amenés à le pratiquer.

Les critères qui sont retenus c’est, comme je vous le disais, l’autonomie que possède déjà la personne handicapée. Nous évaluons si la personne ne connaît strictement rien du tout à l’outil bureautique et si elle a de grandes difficultés en matière de déplacement également puisque notre fonction consiste aussi à leur faire acquérir cette autonomie.

Pour ceux qui éprouvent trop de difficultés dans ce domaine-là, on les réorientevers d’autres organismes comme la Fondation Sainte-Marie par exemple.
On évalue également le niveau des candidats en bureautique, en français, écrit etoral et on regarde s’ils ont quelques notions, qui leur permettent de suivre dans un collectif, pendant une année, un enseignement sur une base d’environ trente- cinq heures par semaine.

Trente-cinq heures, c’est comme dans un emploi ; c’est difficile quand on n’a pasforcément l’habitude de s’imposer un rythme. Bien évidemment, l’objectif n’est pasde tester les stagiaires sur les premières semaines de formation et puis, leur dire : « Au revoir, désolé… on ne peut pas vous garder ». L’objectif c’est de vous garderjusqu’au bout et de vous faire tous progresser.

À ce titre, on essaie d’évaluer par rapport aux critères que je viens d’énoncer, la capacité de la personne à pouvoir suivre cette formation tout au long de l’année, de fin août jusqu’à mi-juillet.

Boubacar SY

Si cette personne, vous constatez qu’elle a vraiment la motivation, mais qu’il lui manque l’autonomie, vous la dirigez vers la Fondation Sainte-Marie, ou les autres organismes auxquels vous êtes associé, comment elle pourrait revenir ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Vous avez tout-à-fait raison de l’évoquer et d’insister là-dessus. C’est vrai que lamotivation, c’est aussi un des critères fondamentaux. Même si l’autonomie est faible, mais la motivation très forte, la candidature peut être retenue.

Si le candidat a de la volonté et la capacité, mais une faible autonomie, il peutquand même être accepté. Mais, au cas où la personne manquerait d’autonomie,nous préférons non pas l’écarter définitivement, mais plutôt lui conseiller de se préparer. Et se préparer c’est la diriger vers d’autres organismes qui vont pouvoir, de manière plus individualisée, la suivre, la faire progresser, de manière à ce qu’ellepuisse se présenter l’année suivante pour rentrer éventuellement au CFRP.

Boubacar SY

Et il faudrait qu’elle postule pour pouvoir revenir ou contacter la MDPH ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Oui. Ce sont toujours des candidatures volontaires ; ce sont des candidats qui se présentent à nous. On ne va pas aller les chercher auprès de la MDPH ; ce sonttoujours des personnes qui sont passées par la MDPH, qui ont émis le souhait de suivre une formation et la MDPH les oriente vers nous.

Teri HOUILLON

Comment trouvez-vous la section adaptation de cette année ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Je n’ai pas un recul énorme, puisque, comme je vous l’ai dit, ça ne fait que deux ans que je suis à ce poste. Vous êtes finalement la troisième promotion que je rencontre. Ce qui vous caractérise tient en deux mots qui seraient : « la solidarité ». Ce n’est pas quelque chose de nouveau, mais je le ressens plus fortement cetteannée.

Et « la maturité ». C’est agréable pour l’équipe enseignante et pédagogique, pour tous ceux qui travaillent autour de vous ; et c’est aussi un atout pour vous, puisque vous pouvez davantage fonctionner en équipe.

Et c’est vrai que de vous voir épauler, de vous voir vous entraider, d’avoir desdiscussions qui sont des vraies discussions d’adultes, ça participe aussi à cette formation, et ça ne peut qu’être un atout supplémentaire pour vous, par rapport à ce que nous, professionnels du CFRP, nous pouvons vous offrir.

Ranjith RANJAN

Pensez-vous à l’avenir créer d’autres sections ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Oui bien sûr, c’est une question de survie. Le monde du travail évolue et évolue très vite. Si on reprend les trente dernières années, on a vu des métiers disparaître,d’autres s’effacer et encore d’autres émerger. Tout ça bouge à un train qu’il estparfois d’ailleurs difficile de suivre. On essaie dès qu’on peut, d’adapter le contenu des formations existantes, mais aussi de créer d’autres formations.

Ce fut le cas, il y a deux ans, de la section mécaniciens-cycles, que nous avonscréée, qui a fonctionné doucement la première année, mais qui, aujourd’hui, fait le plein et qui est très demandée, au regard de l’ensemble des candidatures que nous recevons. Et puis, nous travaillons actuellement sur la continuité d’une formation, créée cette année, qui est la formation préparatoire informatique Linux.

C’est une formation informatique qui est mise en place à titre expérimental cetteannée. Il vous fait découvrir un monde que, pour ma part, je connaissais peu, quiest un monde riche, qui concerne les métiers de l’informatique. Vous n’êtes passans ignorer que l’informatique prend toute sa place dans le monde du travail et qu’il y a d’ailleurs, pour le coup, de beaux débouchés pour ceux qui sortiraient de cette formation, pour poursuivre par une formation d’un niveau un peu plus élevé, soit vers un BTS soit vers une formation de niveau Bac, technicien de maintenance.

On réfléchit donc continuellement sur les nouvelles formations, pour préparer aux nouveaux métiers.

Quand je dis « on », je devrais d’ailleurs citer une personne en particulier, puisquec’est essentiellement Najib Lamjaj qui est chargé d’insertion, qui travaille à cette réflexion autour des nouveaux métiers.

Comme je vous le disais, on a créé la formation mécaniciens-cycles, il y a deuxans. On a créé cette année la préparatoire Informatique, et on est actuellement en pleine réflexion pour créer une nouvelle formation en fonction des métiers émergents.

On ne réfléchit pas forcément sur la formation, on réfléchit plutôt sur les métiers qui nous semblent être tout-à-fait accessibles pour des personnes déficientes visuelles, qui sont des métiers qui connaissent vraiment une dynamique d’emploi, bien évidemment.

À partir des constats que l’on peut faire, on imagine des formations qui permettraient à nos stagiaires de pouvoir accéder à ces métiers.

Ranjith RANJAN

Je rebondis sur votre réponse. L’emploi évolue et c’est aussi une nécessité pour le centre de créer des nouvelles formations, comme nous l’avons compris. Mais, y a-t-il des formations en danger ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Il n’y a pas de formations en danger, il y a simplement des formations qui devrontà un moment donné, s’éteindre ou être aménagées. Pourquoi ? Pour une raisonsimple. Si on constate que nos stagiaires ne trouvent pas d’emplois correspondant

aux métiers auxquels on les forme, pour nous tous, vous comme nous, nous n’y avons aucun intérêt.

Nous, nous n’avons aucun intérêt en tant que centre, mais vous, stagiaires, vousavez encore moins d’intérêt bien évidemment à venir candidater chez nous, ce quiserait tout à fait logique. Aujourd’hui, c’est vrai, que nous avons une réflexion sur la formation Employé Administratif et Accueil (EAA), qui nous semble aujourd’hui, ne plus trop correspondre au marché du travail.

Boubacar SY

Et les raisons ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Les raisons, sont simples. Nous préparons des stagiaires, qui sont amenés à être agents administratifs, agents d’accueil, mais quand on regarde les offres d’emploi, et que l’on échange avec les entreprises, elles nous disent toutes, que ce type de métier aujourd’hui, soit n’existe plus trop ou soit n’est plus à niveau. Parce que,comme vous le savez, le certificat auquel on prépare les stagiaires, est un certificat de niveau 5 (Niveau CAP).

Or, les secrétaires, voire même les agents d’accueil, sont recrutés au minimum auniveau BAC. Nous avons donc un problème aujourd’hui, mais qui n’est pas du tout lié à la déficience visuelle. C’est lié au titre lui-même.

Il y a des personnes voyantes, qui préparent également ce titre et qui connaissentexactement le même problème de débouché professionnel ; mais la difficulté c’est quand même, de répondre au marché de l’emploi. Ce n’est pas nous qui allonschanger le marché de l’emploi, c’est bien le marché de l’emploi qui nous change.

Il faut par conséquent, toujours être à l’écoute de ce marché et répondre à ses exigences. Si ce que nous pouvons constater depuis maintenant pas mal de temps se confirme, nous allons devoir réfléchir aussi à un autre format de formation, parce que l’on estime qu’il y a de l’emploi à trouver sur de nouveaux métiers, plutôt dans le tertiaire, et qui pourraient correspondre à des stagiaires du niveau actuel.

Donc ça, c’est une grosse réflexion, et comme je le disais, cela ne concerne pas que nous CFRP Valentin Haüy, mais tous les centres de formation. Nous sommes en contact par exemple, avec le Centre FORJA et le Centre Paul Guinot, qui sontdes centres qui accueillent des stagiaires déficients visuels, et qui connaissent la même problématique et la même réflexion, qui nous amènent d’ailleurs à réfléchir ensemble.

Teri HOUILLON

Quand vous dites que vous êtes en pleine réflexion, combien de temps cela peutprendre pour trouver et mettre en place une formation ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Ça peut être rapide, à partir du moment où on a l’idée. Je vous parlais demécaniciens-cycles et de la préparatoire informatique. En l’espace d’un an, à des

périodes différentes, l’une et l’autre, nous les avons créées. Ce qui va égalementêtre le cas pour l’année prochaine, c’est le BTS SIO en alternance (Services Informatiques aux organisations qui concerne l’administration et la maintenance de réseaux).

Teri HOUILLON

Cela va amener à prendre de nouveaux formateurs, ou continuer avec les formateurs déjà en place ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

Si on se dirige en tout cas vers l’informatique, oui, nous ne sommes plus dans le domaine de la bureautique, qui est l’utilisation d’outils, mais de l’informatique. Là, nous sommes vraiment dans le système.

Cela nécessite des expertises, des compétences, des spécialités, que nous n’avons pas forcément ici. Ce qui ne veut pas dire bien évidemment, que les formateurs qui sont actuellement en poste, n’auront plus de travail ! Je peux les rassurer
s’ils écoutent l’interview (rire). Mais c’est vrai qu’il va falloir sans doute aussi se diversifier sur les profils des formateurs. Mais, je dirai que cela viendra en second plan. Notre principale préoccupation, c’est de se dire quels sont les métiers aujourd’hui, qui offrent de réels débouchés qui sont en nombre et auxquels on peut répondre. Ensuite, on voit comment on s’équipe et on se structure.

Comment on s’équipe en matériels ? À quelles compétences on fait appel pourpouvoir former nos stagiaires au mieux ? Quels locaux on prévoit ? Il y a tout cetaspect logistique qui est vraiment important, qu’il ne faut pas minimiser, mais qui vient en second lieu.

Je ne veux pas dire que ce n’est pas important, mais c’est une réflexion qui vient à la suite de la première, à quels métiers on forme les stagiaires.

Ranjith RANJAN

Avez-vous un conseil à nous donner ?

M.Régis ROY-CHEVALIER

J’en n’ai pas qu’un ! (rire) J’en aurai plusieurs, si je reprends un peu ce que j’ai dit tout à l’heure…

Je crois que, de toute manière, la réussite de la formation est en vous. Nous, on vous apporte des outils. On vous donne aussi effectivement quelques pistes, soit des astuces, des conseils, des recommandations, on espère vous apporter aussi lamotivation ou la renforcer plutôt, car la motivation, vous l’avez.

Le premier conseil, c’est de vous écouter. Nous, on vous offre un programme deformation, des conditions de travail… Maintenant, c’est à vous de vous en saisir et par rapport à ce que vous êtes, ce que vous savez faire, ce que vous allez acquérir, réfléchissez à ce que vous allez faire et pouvez faire, et surtout à ce que vous avezenvie de faire.

Après, c’est vrai que ce n’est pas toujours facile de mettre en lien la motivation, le souhait et le métier, mais je pense que, si on veut vraiment s’épanouir dans sa vie, soit personnelle, soit professionnelle, il faut aimer ce que l’on fait et le travail, c’estquand même trois-quarts de notre temps. Notre temps debout, sinon on dort ! (rire)

C’est quand même plus qu’important, et c’est ce qui fait que notre vie peut êtreriche, parce qu’on apprend des choses lorsqu’on travaille. On se sent utile. On peut avoir des relations avec d’autres personnes. Et on l’est aussi en formation.C’est une belle école de la vie, le lieu de travail. Par conséquent, il faut savoir s’écouter, parce que il n’y a pas de métiers moins bons qu’un autre ; il y a desmétiers qui sont très appréciés par certains, et beaucoup moins par d’autres, c’est tout-à-fait logique. Ça correspond aussi à la fois à ses compétences, mais aussi à sa personnalité. Écoutez-vous ! Je pense que c’est une manière avantageuse de trouver un emploi qui vous plaît et où vous serez utile.

Boubacar SY

Souvent, ils ont trouvé la marginalisation, la discrimination que cela soit au sein de la famille ou de la société. Pour lutter contre les mots, avec tous les maux que cela engendre, certains parmi eux, ont pris leur courage à deux mains, pour participerau développement socio-économique de toute une nation : Les personnesmalvoyantes et non-voyantes.

Vous avez suivi le premier numéro du journal de la section pôle-adaptation.

Nous avons reçu M.Régis ROY-CHEVALIER, directeur de formation des sections tertiaire et mécaniciens-cycles du CFRP Valentin Haüy.

Merci M.Régis ROY-CHEVALIER.

M.Régis ROY-CHEVALIER

Merci à vous ! Je répète que c’est une très bonne initiative et je trouve d’ailleurs,que vous êtes courageux tous autant que vous êtes en section adaptation, parce que ce n’est pas facile de se remettre en question, d’autant plus, de faire une formation, quand on est adulte. Donc, bravo à vous.

Réalisation
Boubacar SY
Ranjith RANJAN
Teri HOUILLON

Transcription
Ranjith RANJAN

Remerciements pour la participation
M.Régis ROY-CHEVALIER

Traitement du son et montage
Julia HOUILLON

Crédit son
Nicolai Heidlas

Énigmes :

  1. Qu’est ce qui tombe sans faire de bruit ?
  2. Quelle opération permet de trouver le chiffre 111 en utilisant 4 fois le chiffre4 ?
  3. Je ne suis ni roi, ni reine, mais je porte ma couronne comme un roi et commeune reine. Qui suis-je ?

Retrouvez les réponses de ces énigmes au prochain numéro ! À très vite !

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